La capitale de Rhamna, Benguerir, à connus une semaine de festivité extraordinaire à l’occasion du Festival d’Awtar. Aussi, la couverture médiatique fut à la hauteur d’un événement d’une telle envergure. Le printemps culturel du Hawz dans sa deuxième édition a attiré aussi bien l’attention du public national qu’international
En si peu de temps, Awtar s’est installé parmi les grands événements culturels du royaume.Nous reviendrons sur le programme principal du festival ainsi que les programmes annexes qu’a connu Benguerir tout au long de la semaine du 3 au 9 mai 2010. Alors qu’en est-il du programme qui a fait l’effervescence du festival ? Et comment l’organisation a su satisfaire le grand public ?
Le programme principal
Pendant 4 jours, la fantasia le matin, les cancers le soir, le programme principal est resté fidèle à celui de la première édition, mais avec un thème différent qui mélange culture et politique : « La chanson maghrébine ».
Le public a découvert des jeunes talents de nos pays frères : l’Algérie, la Mauritanie et la Tunisie. Ces derniers ont été à la hauteur des attentes. Nos jeunes stars marocaines n’ont pas manqué le rendez-vous. Taoufiq El BOUCHITI, Hatim AMMOR, Meriem BENMIR, Leila ELGOUCHI ne sont pas passé sans faire la joie du public et les éclats des youyous.
Awtar peu se vanter de voir le Roi du Rail Cheb Khaled animer la première soirée pour en finir avec un très beau duo avec LEILA ELGOUCHI. Les fans de Khaled sont venus spécialement à Benguerir pour découvrir ce festival.
Le groupe de chant Soufi et les groupes de dance Indou ont excellé dans les deux soirées et ont laissé une bonne impression en confirmant leurs notoriétés mondiales. Pendant quatre jours, Benguerir, a vu chanté sur ses terres, des artistes et des groupes d’artistes classés parmi les meilleurs au monde. Benguerir fera parlée d’elle et de son public, amateur de tous les styles musicaux.
Pour ce qui est du déroulement du festival et de l’organisation des cancers, l’espace a été séparé en quatre zones dont deux ont été réservées aux personnes ayant des invitations normales et aux invités VIP. Ce choix a été sévèrement critiqué par le public « Nous étions loin de la scène, limite exclus du festival » affirme un jeune, « nous sommes tous frère et sœurs, alors pourquoi on ne soit pas dans la même place » confirme une autre personne.
Les organisateurs ont pu rectifier le tire mais pas complètement. En effet, lors de la troisième journée, les organisateurs ont décidé de rapprocher le public de la scène. La zone VIP et la zone d’accès avec invitations, dites « zone classe 2 », ont été rétréci et la « zone classe 3 » a été supprimé.
Certains élus et responsables locaux ont profité de la situation en favorisant leurs proches : invitations et laissez-passer. Nous étions témoins de plusieurs scènes où quelques élus, responsables de l’autorité locale ou autres faisaient passer leur famille, amis ou connaissances d’une zone à l’autre sans invitation ni badge. Entre invités et intrus, la zone VIP ne supportait plus ses visiteurs et des invités d’honneur ou artistes ne trouvaient plus de chaises et se voyaient obliger de s’asseoir parterre !
En ce qui concerne les médias, notre tache n’a pas été aussi facile qu’on le pensait. Nous étions systématiquement contrôlés au niveau des entrées des zones bien que nous portions le badge « journaliste ». Ce badge était anonyme et ne comportait aucune information concernant l’organisme représenté par le journaliste, ce qui a est assez pénible vu qu’on était contraint à chaque fois d’expliquer aux agents de sécurités (police, privée) la nature de notre activité et de présenter le site benguerir.net. Sans oublier que nos collègues de la presse nationale ou nos collègues locaux ont confirmé que des intrus ont réussi à se procurer des badges « journalistes », « sécurités » et autres … sans omettre que l’absence d’un interlocuteur ou porte parole de l’organisme s’est faite ressentir.
Les quelques points noirs reprochés inhérent à l’organisation des cancers n’ont pas fragilisé la réussite de cette deuxième édition. Avec un nombre de spectateurs estimé à plus de 30 000 pour certains soirs, le comportement exemplaire de la foule n’a permis d’enregistrer aucun événements grave ni de bousculades, à l’exception de quelques cas isolés. La sécurité des personnes a été assurée, même au sein du grand public, par l’implantation d’agents de police en civil prêt à intervenir et à identifier les troubles fêtes. Une politique de sureté qui s’est révélée assez efficace nous confirme quelques spectateurs.
Les soirées étaient sympas, mais les journées l’étaient encore plus. Orquestré par les cavaliers des groupes (SERBA) de la région de Rhamna, la fantasia nous a fait vivre l’une des meilleures semaines de l’année. Les spectateurs étaient émus en suivant les coups des carabines et des animations très spéciales et originales des fans de la fantasia qui encourageaient les cavaliers et animaient leurs arrivées. Cela nous a permis de découvrir quelques éléments secrets du déroulement de ce genre de compétitions traditionnelles. Ainsi, un fin connaisseur nous explique qu’un cavalier qui rate son coup, descend de son cheval et fait le chemin retour à pieds par respect à ses collègues !
La participation féminine était à cet événement. Un groupe de fantasia comptait deux filles parmi son effectif. Seul regret qu’on peu avoir, c’est de ne pas voir une équipe 100% féminine comme l’an dernier.
Sur le plan organisationnel, le fait d’installer la fantasia à l’entrée de la ville, a joué un rôle essentiel pour la promotion du festival.
L’éloignement des deux zones qui attire le plus de public, scène et fantasia a bien aidé les organisateurs à maîtriser les flux et a pu éviter tout les problèmes que peuvent crée une forte concentration du public.
Cependant, il reste quelques points à améliorer. Le public s’entassait derrière les barrières et les enfants étaient les premiers à en souffrir. Des gradins en largeurs des pistes auraient été les bienvenus permettant une vue et un confort meilleurs. Une telle amélioration aurait certainement encouragé les familles et les enfants à partir à la découverte de la fantasia.
Les programmes Annexes :
Quoique l’organisation de ces programmes a été souvent caractérisé par l’aléatoire et l’absence de médiatisation, ils ont laissé une bonne impression. Les scènes installées dans les quartiers populaire de Chaabi ( Houmada , Tagada ) ou du RAP (jeunes de la région) ont permis au public de retrouver sont art local et de découvrir la capacité et les talents de ses jeunes. Ces derniers considèrent cette occasion comme un véritable tremplin pour leur carrière artistique.
Exposition d’art d’artisanat
Etalée sur une quarantaine de mètres au long de l’avenue Mohamed 5, les organisateurs ont voulu présenté les produits de l’artisanat locale comme une façade pour attirer les passants et les curieux. L’idée a plu et les produits exposés ont connu du succès.
Produits confectionnés par des élèves du centre de formation de la couture à Benguerir, ainsi que d’autres produits artisanaux : draps, nappes avec des décorations atypiques.
Show de Karaté et Taekwondo :
Cette activité organisée par la fondation, la municipalité et les clubs de karaté et du taekwondo était l’occasion pour les invités du festival de découvrir les clubs et les champions des arts martiaux de Benguerir. Aussi, il a eu un effet ascenseur pour la morale des jeunes sportifs surtout les champions du Maroc. Le public qui a assisté au show à la place Alwahda, a longuement applaudit les jeunes sportif de la ville.
L’organisation des programmes annexes :
Malgré les points positifs qu’a marqué ce programme annexe du festival Awtar, on ne peut pas fermer les yeux sur les grandes défaillances qui, selon nous, ont faillit gâcher le spectacle.
La première critique sur l’organisation de ce programme annexe est l’absence de communication surtout avec les médias. Les organisateurs ont marginalisé le rôle des médias, surtout électronique pour communiqué les détails et les buts d’un tel programme. Typiquement, le portail de Benguerir et de Rhamna, n’a reçu aucun informations ni programme concernant cet événement même après avoir sollicité les organisateurs. Les quelques éléments du programme dont on était informé nous a été communiqué par du « bouche à oreil ». Si pour le programme principale d’Awtar, l’interlocuteur et le responsable était bien identifié, pour le programme annexe c’était « Monsieur tout le monde ».
Nous avons remarqué, aussi, l’absence de feuille de route pour les événements, certaines activités ont été crée et organisé en 3 jours, et certains animateurs nommé aux derniers moments.
Pour éviter de tels problèmes, la fondation devrait se pencher sur la question dès maintenant pour éviter de parachuter aux derniers jours des programmes qui pourront satisfaire les uns mais nuire à l’image de la région et de la fondation elle-même.

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